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L'école communale

En 1862, le maire, M. Desmeure, et son conseil municipal, constatant que la commune ne possédait pas d'école de filles et ne pouvait en acheter du fait de son endettement, décident de louer une maison au curé de la paroisse. La maison, qui n'est autre que la cure actuelle, est prise en location pour 13 ans moyennant un loyer annuel de 100 F.

En 1883, le conseil municipal, présidé par son maire, M. Delhome, décide de rechercher un terrain dans le village pour la construction d'une école. Certains terrains sont trop exposés à la fumée de l'usine de briques réfractaires, d'autres sont trop venté... Finalement, aucune suite ne sera donnée au projet.
Le 1er juillet 1891, le maire, M. Laurent, et son conseil municipal décident d'acheter la maison ou se trouve l'école de filles, car : "le propriétaire ne faisant aucune réparation, les locaux deviennent insalubres et peuvent nuire gravement à la santé des enfants et de l'institutrice". Le 8 mars 1891, dans une séance extraordinaire, le conseil prend acte du refus de prise en charges des travaux par l'inspecteur d'académie et renonce, faute d'argent, au projet.
La situation ne fait qu'empirer dans les années qui suivent. les locaux scolaires deviennent de plus en plus nuisibles à la santé des maîtres et des élèves. Aucune amélioration n'est apportée par le propriétaire qui continue cependant à percevoir sa location.
Les dimensions de l'école ne sont plus du tout adaptées à la démographie de la commune, en pleine progression grâce au développement de l'industrie du Kaolin et au commerce du vin, générant de nombreuses replantations de vignes. Le constat est édifiant : l'école de filles a une superficie de 31 m2 pour plus de 40 élèves! L'école de garçons a une superficie de 36 m2 pour plus de 60 élèves!
Le 17 février 1895, le maire propose la construction d'une école de filles et d'une classe enfantine qui déchargerait la classe des garçons. Certains enfants allant à l'école privée de Tain pourraient revenir à Larnage. Cependant, le conseil municipal, reconnaissant que la construction d'une seule école de fille ne serait qu'une demi-mesure, étant donnée la vétusté de l'école de garçons et des grandes dépenses que nécessiterait sa rénovation, décide de la construction d'un groupe scolaire avec classe enfantine et demande à l'administration la création d'un poste d'adjointe pour la classe enfantine.
L 'inspecteur d'Académie donne un avis favorable à la construction d'une école de filles à une seule classe, mais remet à plus tard le soin de l'annexion d'une classe enfantine. Monsieur le Maire éprouve une certaine surprise et se demande quels sont les motifs vraiment sérieux qui peuvent s'opposer à une amélioration réclamée énergiquement par la grande majorité de la population. Il est en effet démontré que les écoles sont trop chargées d'élèves et que les locaux sont insuffisants sous tous les rapports. La seule solution possible consiste dans une création nouvelle. Les communes environnantes possèdent plus de classes et ont moins d'élèves ! La création d'une classe enfantine serait une solution rationnelle, raisonnable et utile. Le nombre d'enfants de 5 à 13 ans est de 132 dont 38 enfants de 5 à 7 ans.
Le 15 mai 1895, le maire et son conseil municipal considérant que la population de Larnage
  • progresse très rapidement
  • qu'elle est ouvrière et a d'autant plus besoin d'instruction
  • que les écoles sont très bien fréquentées
  • qu'il y a nécessité d'une classe enfantine

regrettent vivement que Monsieur l'Inspecteur d'Académie ait donné un avis défavorable et prient Monsieur le Préfet d'intervenir.
Lors de la Séance du 10 août 1895, le Maire, Monsieur LAURENT et son conseil municipal, considérant :
  • que le local actuel de l'école de garçons est insuffisant et ne présente aucun des caractères d'hygiène et de confort indispensable pour la santé des enfants, que cette école est dépourvue de cour, que les cabinets d'aisance sont en pleine rue, loin de la surveillance du maître,
  • que l'école de filles présente les mêmes conditions d'insalubrité et d'insuffisance, qu'au surplus elle est établie dans un local dont la commune n'est pas propriétaire, que le propriétaire de cet immeuble se refuse à toute réparation, qu'il n'est pas possible de trouver, dans l'intérieur du village, un local convenable pour l'installation d'une classe de 50 élèves et le logement de la maîtresse,
  • que la création d'une classe enfantine à Larnage s'impose, que l'emplacement choisi pour l'édification du groupe scolaire projeté est le seul qu'en raison de la nature du sol et des accidents topographiques aux abords du village de Larnage, présente la garantie de solidité indispensable, qu'il est très sain et bien exposé, que d'ailleurs il a reçu l'assentiment de l'autorité académique,

Approuve dans tous ses détails le projet de Monsieur GALLE, architecte à Valence, comportant la construction d'un groupe scolaire à trois classes.
En février 1896, le conseil d'hygiène de l'arrondissement de Valence émet un avis favorable à la construction du groupe scolaire, sous réserve de la suppression de deux puits dont le creusement est prévu dans les cours de récréation des élèves. Le conseil municipal décide qu'il y a lieu de donner satisfaction à cette mesure qui a pour but de préserver la sécurité des enfants qui fréquenteront le groupe scolaire. L'approvisionnement en eau des fontaines de l'école se fera par l'eau provenant du quartier des Combes, ce qui nécessite des travaux de canalisation.
Pour la construction du groupe scolaire, la commune de Larnage va faire un emprunt de 9 580 F remboursable sur 30 ans, et recevra une subvention de 31 720 F.
A la séance du 11 décembre 1900, Monsieur HABRARD, maire de Larnage, expose au conseil municipal tout le dévouement apporté par Monsieur l'inspecteur primaire de Valence dans la surveillance et le contrôle des travaux de construction du groupe scolaire et propose d'accorder à Monsieur l'Inspecteur une indemnité de 100 F. Cette proposition reçoit l'accord du conseil municipal.
Le 20 octobre 1901, à 8 heures du matin, le conseil municipal s'est réuni en séance extraordinaire pour l'approbation du décompte scolaire. L'excédent des dépenses est de 2 457 F, mais les travaux faits en dehors des prévisions étaient absolument indispensables. Le conseil sollicite la bienveillance de Monsieur le Ministre de l'instruction publique pour l'allocation d'une aide supplémentaire.
Nous pensons que la première rentrée scolaire dans l'école actuelle s'est effectuée en octobre 1901, mais il n'y a aucune trace de ce fait dans les délibérations du conseil.