Assemblée générale des Amis du patrimoine vendredi 24 / 11 à 20 h salle Arena

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La révolution

Le dimanche 23 novembre 1788, l'assemblée des habitants et forains de Larnage est réunie, à la demande de l'archevêque de Vienne, afin d'élire un député à l'assemblée de district de l'élection de Valence, qui doit se tenir le 27 du même mois à Chabeuil. Cette assemblée doit elle-même éire les représentant du district aux états du Dauphiné, prélude aux états généraux.

Conformément au règlement établit par l'assemblée des trois ordres tenue à Romans, le 8 novembre précédent, les habitants sont classés en deux catégories :
  • Le rôle des électeurs, constitué des habitants qui payent au mois 6 livres d'imposition royale foncière;
  • Le rôle des éligibles, constitué des habitants qui payent au moins 50 livres au titre du même impôt.
A l'issue de ce classement, et après qu'Antoine Fournier, le consul de l'époque ait donné lecture du plan pour la nouvelle formation des états du Dauphiné, Felix Gervat est unanimement désigné par l'assemblée des habitants, afin qu'il les représente à l'assemblée de Chabeuil.
La période révolutionnaire semble avoir été vécue avec plus de pragmatisme que de fanatisme.
Le "Registre pour servir à l'inscription civique et le service des gardes nationales" a été ouvert le 6 septembre 1790. Tous les citoyens actifs de sexe masculin de ce qui était encore le royaume de France, ainsi que leurs enfants âgés de 18 ans révolus, devaient s'inscrire sous peine de perdre leurs droits civiques. Le registre de Larnage comporte 106 noms.
Le dimanche 28 octobre 1792, an 1er de la république, la population rassemblée devant l'arbre de la liberté, sur la place du village, prêta serment de fidélité à la république.
En l'an second de la République (1793), l'une des cloches de l'église, les croix, les chandeliers... et même l'encensoir, sont réquisitionnés pour être transportés à Valence, au dépôt général des matières du département de la Drôme. C'est la période des guerres révolutionnaires : ces objets sont destinés à être refondus pour la fabrication extraordinaire des armes. Les responsables de la commune se sont chargés de cette réquisition le 10 nivose an II de la république. Le citoyen Jean DELOME, officier municipal habitant le quartier du Mâs, fut chargé du transport des 246 livres que représentait le chargement.